31 Octobre 2019

40 ans du MBA : Portrait de Johanne Ardouin, ombudsman à la RBC Banque Royale

40 ans du MBA : Portrait de Johanne Ardouin

Cet article fait partie d'une série de portraits de diplômé.e.s du MBA dans le cadre des 40 ans du programme.

Johanne Ardouin fait carrière chez RBC depuis 28 ans, en occupant des postes de direction au sein de plusieurs filiales au Québec, au Canada et à l’international. En qualité de vice-présidente et ombudsman depuis six ans, elle dirige une équipe de spécialistes chargés de régler, par une approche ouverte et impartiale, des différends qui opposent les clients et les sociétés de RBC partout dans le monde. Au fil de sa carrière, elle a souvent été mandatée pour développer et pour mettre en place de nouveaux modèles d’affaires, tant au Québec qu’au Canada. Agissant en tant que mentore pour plusieurs jeunes professionnels, elle est également impliquée dans sa communauté, notamment avec la Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal. Johanne Ardouin est aussi lauréate de nombreux prix.  

Dans votre parcours professionnel, de quoi êtes-vous la plus fière? 

Le premier élément est d’avoir mené à bien une carrière tout en gardant un équilibre entre ma vie familiale, le travail et le bénévolat. Ce sont les trois grands piliers de ma vie, et si, pour une raison quelconque, je n’ai pas la possibilité d’œuvrer bénévolement, par exemple, je me sens déséquilibrée. Je suis évidemment très fière d’avoir réussi à faire cela, car élever une famille et travailler à temps plein est un défi en soi.  

Sur le plan professionnel seulement, je pense que je me suis énormément démarquée par mon leadership, que ce soit auprès de mon employeur actuel ou d’autres organisations pour lesquelles j’ai travaillé. J’ai toujours été une personne qui établit de nouvelles tendances ou de nouveaux modèles d’affaires. RBC m’a donné l’opportunité de développer et de mettre à profit cette aptitude pour le leadership. Je suis donc devenue quelqu’un qui aime sortir des sentiers battus, qui est capable de sortir de sa zone de confort et d’apprendre de ses erreurs, toujours dans l’optique de vouloir faire avancer les choses. En d’autres mots, c’est contester le statu quo, mais de façon positive : il faut faire partie de la solution. 

Finalement, j’ai été gâtée professionnellement par rapport au mentorat. J’ai eu des mentors extraordinaires autour de moi, et j’ai également eu l’opportunité d’agir comme mentore pour des gens qui sont en progression de carrière. C’est pour moi une fierté et une grande réalisation, car c’est une chose de recevoir, mais de donner est encore plus gratifiant. 

Que vous a apporté le MBA de l’ESG UQAM? 

Tout d’abord, le MBA m’a appris à déléguer, parce que quand on est un agent de changement, on veut souvent prendre énormément de responsabilités sur ses épaules. Quand on fait un MBA, il faut avoir l’esprit extrêmement ouvert, car étudier, travailler et fonder une famille en même temps est demandant. J’ai donc appris à établir mes priorités. Avant, je n’étais pas capable de dire non à une demande, car je voulais tout accomplir. Le programme a été d’une grande aide. Je suis devenue beaucoup plus efficace et j’ai gagné une meilleure compréhension du domaine financier. En plus d’améliorer mes connaissances et mes compétences, j’ai pu mieux comprendre le milieu ainsi que la compétition.  

Étant donné la réalité du monde des affaires à laquelle sont confrontés les cadres québécois, en quoi le MBA de l’ESG UQAM répond-il à leurs besoins? 

Le MBA suit un modèle de collaboration, très axé sur le travail en équipe. C’est un modèle très terre-à-terre. Il y a évidemment de la théorie, mais il remet les choses en perspective et permet de voir comment ça se passe dans la vraie vie. Cela ouvre une autre vision des choses, car, peu importe dans quel domaine on est, il faut avoir une bonne compréhension de son organisation, mais également de celle des autres. Le programme favorise énormément l’échange d’information entre les collègues de classe et les professeurs à l’aide d’exemples vivants, ce qui a fait de moi une meilleure gestionnaire, mais aussi une personne beaucoup plus avertie par rapport au fonctionnement global du domaine financier. 

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