19 Novembre 2019

40 ans du MBA : Portrait de Réal Raymond, président et chef de la direction (retraité) à la Banque Nationale du Canada

40 ans du MBA : Portrait de Réal Raymond

Cet article fait partie d'une série de portraits de diplômé.e.s du MBA dans le cadre des 40 ans du programme.

Réal Raymond a joint la Banque Nationale du Canada en 1970. Il a gravi les échelons de l’organisation, occupant des postes dans différentes divisions, dont celle des services aux grandes entreprises et celle des marchés financiers et trésorerie. Il a fait partie de plusieurs conseils d’administration, dont celui de la Financière Sun Life et de Héroux-Devtek. Il préside actuellement celui de Metro. Tout au long de sa carrière, Réal Raymond a récolté les distinctions : en 2000, il est nommé MBA de l’année par l’Association des MBA du Québec, en 2003, Personnalité financière de l’année par le magazine spécialisé Finance et investissement, en 2005, il remporte les honneurs au sondage Votre PDG de l’année du journal La Presse et fait aussi partie de la liste CEO of the Year du Financial Post Magazine. 

Dans votre parcours professionnel, de quoi êtes-vous le plus fier? 

Ce qui me donne le plus de satisfaction est d’avoir réussi ma carrière sans faire de compromis avec mon éthique personnelle et mes valeurs. Dans un parcours, on peut souvent faire face à des situations où nos valeurs sont confrontées à nos ambitions, et certains cèdent pour avoir des promotions.  J’ai commencé à la base et j’ai atteint les plus hauts échelons de l’organisation sans que ce soit mon cas; j’en suis très heureux. 

Également, je viens d’une famille modeste du Québec, pas particulièrement fortunée, qui vivait à la campagne. J’ai progressé et j’ai atteint la présidence d‘une banque au Canada sans avoir de relations d’affaires particulières, ce qui est un accomplissement pour moi.  

Que vous a apporté le MBA de l’ESG UQAM? 

J’ai fait mon MBA dans les débuts du programme. C’était aussi le commencement du Québec inc. Le Québec venait de lancer le Régime d’épargne-actions pour encourager les investisseurs à acheter des actions dans nos entreprises qui étaient au début de leur progression. Des compagnies comme Couche-Tard ou Jean-Coutu étaient en pleine croissance, et ma banque venait de me nommer dans l’équipe des services aux grandes entreprises pour lancer ce secteur d’activité. Je considérais qu’il me fallait le plus d’outils possible pour être capable d’aider les entreprises à se développer et je trouvais que le programme offert par l’ESG UQAM était la meilleure façon d’aller chercher ce qu’il me manquait. 

Également, à l’époque, il n’y avait pas beaucoup de programmes pour cadres dans les universités, qui permettaient de s’éduquer rapidement. Quand on arrête de travailler pour faire son MBA, le temps compte! Pour moi, c’était une autre considération importante : j’ai adoré la façon dont le programme était structuré.  

Étant donné la réalité du monde des affaires à laquelle sont confrontés les cadres québécois, en quoi le MBA de l’ESG UQAM répond-il à leurs besoins? 

Le MBA de l’ESG UQAM apporte quelque chose de très particulier : l’interaction avec des collègues qui viennent de différents milieux. L’expérience et l’expertise de ceux-ci sont aussi importantes que ce qu’on retient des connaissances plus théoriques transmises par les professeurs. C’est un apport important à la qualité du programme! 

Je crois aussi que le MBA est resté près de l’action et de la réalité des affaires. On y apprend une approche qui est près des enjeux du monde des affaires, que ce soit en termes d’éthique professionnelle ou encore de leadership. Faire son MBA aide également à prendre des décisions difficiles de façon éclairée. C’est une valeur ajoutée pour tout futur détenteur du diplôme, car le monde des affaires change très rapidement : il faut être en mode action!

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