8 Novembre 2021

Entretien avec un.e post-doctorant.e : Maroua Salhi - La valorisation du travail : clé de la performance?

Le climat au travail et le bien-être des employés sont directement liés à leur performance. La post-doctorante, Maroua Salhi, a développé le concept de valorisation organisationnelle; source de bien-être et de performance au travail. Explications.

Un environnement de travail sain est déterminant pour le bien-être des employés. Cela génère une performance accrue. Maroua Salhi s’intéresse aux politiques de travail et à la corrélation avec la performance des employés. 

Une combinaison de 3 concepts

Durant son doctorat, elle a développé la notion de valorisation organisationnelle. « C’est une combinaison de 3 concepts théoriques : la reconnaissance au travail, la justice organisationnelle et la confiance au travail. » La post-doctorante s’intéresse ici au rôle joué par l’employeur et sa relation avec ses employés.  

« Je vise à étudier l'apport de ce nouveau concept par rapport à d'autres tels que la motivation au travail, la satisfaction des besoins psychologiques, la frustration, la performance, le bien-être, etc. L’objectif à travers mes recherches est de mettre en place un climat de travail adéquat. », comment? « En instaurant des politiques de travail équitable, cela va des procédures mises en place ou de l’absence de privilèges jusqu’à la considération que tous les employés doivent être considérés de manière égale ».

De cette recherche, Maroua Salhi a publié un premier article, en collaboration avec le professeur au Département d'organisation et ressources humaines de l’ESG UQAM Jacques Forest, dans la revue Ad machina : La valorisation organisationnelle : Une source de bien-être et de performance au travail. « C’est un article purement théorique. J’ai utilisé une méthodologie quantitative à l’aide du logiciel SPSS. La recherche documentaire a été basée sur des articles publiés dans des bases de données, dans des congrès et des colloques ou encore le recours à des thèses de doctorat traitant des concepts étudiés ».

La post-doctorante travaille maintenant sur la partie empirique avec une collecte de données au Canada et en France. « Le but est de voir l’effet sur le bien-être et la performance, c’est la suite du 1er article. J’utilise une méthode quantitative, j’ai déjà 350 répondants en France et au Canada. Je vais à nouveau utiliser le logiciel SPSS et AMOS SPSS pour mes analyses ».

Recherche et enseignement

Originaire de la Tunisie, Maroua Salhi a fait une maîtrise en gestion et organisation des ressources humaines avant d’effectuer sa thèse de doctorat en cotutelle entre la France et la Tunisie sur les perceptions discriminatoires. « Je l’ai faite à l’Institut de Recherche en Gestion et en Économie (L'IREGE) de l’Université Savoie Mont Blanc et à l’Institut Supérieur de Gestion de Tunis de l’Université de Tunis ». Avant d’entamer un doctorat, Maroua se destinait à l’enseignement au niveau secondaire, « Je suis passionnée par l’enseignement. Au début, je désirais enseigner au secondaire, mais mes professeurs m’ont encouragé à poursuivre mon cursus scolaire pour enseigner à l’université. Je m’épanouis maintenant en faisant de la recherche méthodologique, quantitative, en utilisant des statistiques, en analysant les résultats et en créant des concepts! ».

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