10 Juin 2022

Le professeur Ygal Bendavid partage sa vision de l’avenir avec des fonctionnaires et des décideurs politique

Photo : Getty Images

Le professeur du Département d’analytique, opérations et technologies de l’information de l’ESG UQAM Ygal Bendavid faisait partie des conférenciers invités de la Semaine des avenirs 2022, qui s’est déroulée en ligne du 31 mai au 2 juin derniers. Organisée par Horizon de politiques Canada, cet événement visait à ce que les fonctionnaires, décideurs politiques et autres praticiens de la prospective, tant au sein qu’en dehors du gouvernement fédéral, puissent se familiariser avec des thématiques d’avenir, telles que l’Internet des objets (IdO), le(s) métavers, le bionumérique et la géotechnologie.

Le professeur Ygal Bendavid a participé au panel intitulé «Explorer les impacts potentiels des changements en cours dans l’Internet des objets». Il figure également avec des collègues canadiens et américains dans une vidéo portant sur l’Internet des objets, réalisée par les organisateurs de l’événement.

Selon Ygal Bendavid, on parlera en 2032 d’un phénomène aujourd’hui émergent: les jumeaux numériques. «Il s’agit d’une représentation virtuelle d’un objet ou d’un système, comme une chaîne logistique, en temps réel, dans laquelle on introduit des informations du monde physique, explique-t-il. Les modèles de simulation ainsi créés permettent de réaliser des scénarios d’optimisation et on utilise l’intelligence artificielle pour effectuer des analyses prédictives et prescriptives. À l’avenir, ces jumeaux numériques permettront aux gestionnaires de prendre des décisions en temps réel.»

Le chercheur rappelle que les dirigeants et les décideurs qui souhaitent utiliser l’IdO ont tout intérêt à regarder ce qui se fait dans les autres secteurs d’activités. «On parle d’industrie 4.0, d’health care 4.0, de logistique 4.0: tous ces secteurs d’activités utilisent les mêmes technologies pour des applications semblables, souligne-t-il. Il ne faut pas hésiter à regarder ce qui se fait ailleurs. Quelqu’un ayant envie d’améliorer la production dans une usine pourrait, par exemple, s’inspirer de ce qui se fait dans le secteur de la santé.»

Les défis légaux que posent l’IdO figurent parmi les préoccupations d’Ygal Bendavid et de ses collègues. «On est capable de fabriquer des camions autonomes, mais la réglementation ne suit pas. Si un tel camion est impliqué dans un accident, qui est responsable? En logistique, on peut utiliser des modèles innovants, certes, mais il faudra que la législation suive aussi. Or, la machine administrative et légale est plus lente que l’évolution technologique. Ce qu’il faut viser, c’est un développement responsable autant qu’une utilisation responsable de l’IdO. Il faut des technologies qui vont soutenir nos modèles d’affaires dans différents secteurs en termes de performance opérationnelle, sans négliger l’aspect humain, social et légal.»

Fondateur et directeur du Laboratoire Internet des Objets (IdO), Ygal Bendavid a contribué à la mise en place de plusieurs laboratoires en matière d’identification par radiofréquence (IRF) et d’IdO. Il a également participé à la formation de centaines de personnes sur ce sujet. Il est membre du comité du Laboratoire de recherche sur les technologies du commerce électronique (LATECE), membre du comité de direction du CRI2G (Centre de recherche sur l’intelligence2 en gestion de systèmes complexes), l’un des leaders du Réseau Innovation 5.0, et membre affilié de HumanIA – Études et recherches humanistes et multidisciplinaires sur l’intelligence artificielle. Il est également membre de «Ask an expert» du RFID Journal Live! et fait partie du jury des RFID Journal Awards.

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