Accueil Non-catégorisé Ying Gao présente deux robes interactives aux Jardins de Métis

Ying Gao présente deux robes interactives aux Jardins de Métis

La professeure Ying Gao, de l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM, présente l’œuvre Neutralité : Can’t and Won’t aux Jardins de Métis dans le cadre de l’exposition Exotique. Rêver d’un monde végétal, en cours jusqu’au 5 octobre 2025.

Exposition « Exotique. Rêver d’un monde végétal » – 15 juin au 5 octobre 2025

La professeure Ying Gao, de l’École de design et de l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM, participe à l’exposition estivale Exotique. Rêver d’un monde végétal, présentée jusqu’au 5 octobre 2025 aux Jardins de Métis dans le Bas-Saint-Laurent. Cette exposition, conçue dans le cadre du centenaire de l’introduction du pavot bleu de l’Himalaya (Meconopsis betonicifolia) dans les jardins occidentaux, interroge notre perception de l’exotisme végétal, à travers une réflexion historique, botanique, scientifique et artistique.

Parmi les œuvres présentées, on retrouve Neutralité : Can’t and Won’t, une installation interactive conçue par Ying Gao en 2016 et intégrée au parcours muséal. Composée de deux robes réactives, cette œuvre s’inspire de l’univers microbien et fonctionne grâce à un système de reconnaissance d’expression faciale. Dès que le spectateur cesse d’être immobile, le mouvement des robes s’interrompt : un appel à la retenue, à l’observation silencieuse, à rebours de l’hyperexpressivité dominante dans nos sociétés numériques.

Confectionnées en super organza, mesh de coton, PVDF et composants électroniques, les pièces proposent une réflexion sur la neutralité et le rôle du spectateur dans l’activation des œuvres. La respiration apparente des robes, créée par un jeu subtil de mouvements robotisés et d’effets lumineux, évoque un système vivant dont le public devient co-acteur. Ce principe d’auto-éco-organisation, tel que formulé par le philosophe Edgar Morin, est au cœur de l’expérience proposée.

La scénographie de l’exposition est signée par Philippe Denis (chargé de cours à l’ESM), Marjelaine Sylvestre et Gisèle Villacorta-Murcia, tandis que la fabrication a été assurée par Alexis Reford Deplace et Patrick Roussel.

En plus de la contribution artistique de Ying Gao, l’exposition met en lumière les découvertes horticoles des XIXe et XXe siècles, les apports de la science contemporaine à la protection de la biodiversité, ainsi que des cultivars historiques plantés par Elsie Reford entre 1926 et 1958. Des végétaux d’ici et d’ailleurs sont ainsi mis en dialogue avec des créations humaines et des objets de recherche.

Ying Gao souligne l’importance du travail collectif derrière ses projets, notamment celui de son équipe d’étudiantes et d’étudiants de l’École supérieure de mode, qui participent activement à la réalisation, à la recherche et au design des œuvres :

« Leur contribution dépasse l’exécution : c’est une forme d’intelligence collective qui traverse les projets, elle engage un travail de design ancré dans l’expérience, une pensée en action, portée par la précision des gestes et une qualité de présence remarquable. »

🔗 Fiche complète de l’œuvre sur le site de Ying Gao

Partager