La professeure Marie Connolly (Département des sciences économiques et Directrice du Groupe de recherche sur le capital humain et cotitulaire de la Chaire de recherche sur les enjeux économiques et intergénérationnel) co-signe avec plusieurs collègues, un article portant sur la reproductibilité et la robustesse des recherches en économie et en sciences politiques. Dirigé par Abel Brodeur, diplômé du baccalauréat et de la maîtrise en économique de l’ESG UQAM et aujourd’hui professeur à l’Université d’Ottawa, cet article vient tout juste d’être publié dans la revue Nature, l’une des plus prestigieuse au monde, notamment en termes d’impact en recherche et d’influence des politiques publiques.
L’étude présentée dans l’article examine la reproductibilité et la robustesse des recherches en économie et en science politique, deux éléments essentiels pour assurer la crédibilité scientifique. Les auteur.e.s ont reproduit les analyses et la méthodologie de 110 articles publiés dans des revues majeures où le partage des données et du code est obligatoire. Leurs résultats montrent que plus de 85 % des conclusions publiées peuvent être reproduites informatiquement, ce qui indique un bon niveau de fiabilité technique. En outre, lorsqu’ils ont testé la robustesse des résultats (en modifiant certaines méthodes ou hypothèses), ils ont constaté que 72 % des résultats statistiquement significatifs restaient valides et allaient dans la même direction, avec des effets très proches de ceux initialement rapportés.
Cependant, l’étude nuance cette relative solidité des résultats en montrant que la robustesse varie selon les analyses. Notamment, les équipes de recherche les plus expérimentées ont tendance à trouver des résultats moins robustes, ce qui suggère que des analyses plus approfondies peuvent révéler des fragilités. Par ailleurs, la robustesse ne semble pas liée aux caractéristiques des auteurs ni à la disponibilité des données. Globalement, l’article conclut que, bien que la majorité des résultats soient reproductibles, leur solidité dépend des méthodes employées, soulignant l’importance de multiplier les vérifications pour renforcer la fiabilité des sciences sociales.
L’ESG UQAM, hôte des Jeux de réplication en 2023 et en 2025
Les Jeux de réplication sont une activité collaborative où des équipes de chercheur.e.s et d’étudiant.e.s reproduisent des analyses d’articles scientifiques publiés afin de vérifier la fiabilité des résultats et la solidité des méthodologies. Cet exercice vise à renforcer la transparence, la rigueur et la crédibilité de la recherche en mettant à l’épreuve des travaux existants. En 2023 et en 2025, la professeure Connolly, son collègue du Département des sciences économiques, Andrei Munteanu, et Abel Brodeur de l’Université d’Ottawa ont organisé une édition de ces jeux à l’ESG UQAM, réunissant des participant·e·s de partout au Canada autour de cet enjeu central pour l’avancement des connaissances scientifiques.
Pour en savoir davantage sur les Jeux de réplication regardez l’émission Découvertes (Radio-Canada) du 16 mars 2025.




